SEFOR 19/06/2009

CFI soutient la production africaine

CFI a mis en place en Afrique subsaharienne une politique d’accompagnement des meilleures productions du continent. 

Cette volonté s’est concrétisée par la nomination d’un responsable des productions et des programmes africains : Sébastien Ravet.
De retour du festival de cinéma panafricain Ecrans Noirs organisé au Cameroun début juin 2009, il nous explique les orientations de CFI en matière de production africaine.

Vous avez remis le prix de la première œuvre au festival Ecrans Noirs , quelle perspective offre CFI à ce programme primé ?
Premier réseau de circulation des programmes audiovisuels en Afrique, CFI s’est tout naturellement associé au festival Ecrans Noirs pour parrainer le prix de la première œuvre. Ce prix d’une valeur d’un million de francs CFA a été attribué à Malifa Mabouba du Gabon pour son film intitulé le divorce .
Pour soutenir le travail de cette jeune réalisatrice, CFI a acquis les droits de diffusion de son film et le proposera à l’ensemble de ses télévisions partenaires africaines. Ce film bénéficiera ainsi d’une audience exceptionnelle.

En parallèle du festival, un séminaire avec les directeurs de programmes de 7 télévisions partenaires* a été organisé, quels sont les résultats ?
L’objectif pour CFI est d’optimiser la diffusion des programmes qu’elle achète pour le compte de ses télévisions partenaires.
Les télévisions sont désormais impliquées dans l’ensemble des choix éditoriaux des programmes achetés par CFI. Les programmes les plus plébiscités durant notre séminaire seront achetés.
Cette méthode a pour avantage de donner une vraie visibilité aux chaînes sur les programmes proposés par CFI sur une période de 3 à 4 mois. Nous œuvrons également pour favoriser la création sur leurs antennes de case de programmation thématique autour des journées mondiales (santé, sida, femme, enfants...) et ainsi aider les télévisions à remplir pleinement leurs missions de service public.

Ce séminaire a aussi favorisé les échanges entre ces directeurs de programmes et une dizaine de producteurs indépendants et a permis de soulever la problématique du financement de productions africaines par les chaînes de télévision.

Le soutien à la production africaine est un axe important de l’activité de CFI en Afrique, quelles actions concrètes allez-vous mener dans ce domaine d’ici la fin de l’année ?
CFI propose d’exclure le pays du producteur/réalisateur dans ses accords contractuels, afin de favoriser le financement de sa production par les chaînes locales. Le producteur y voit une chance de pouvoir négocier son programme auprès des chaînes de son pays et CFI lui assure une visibilité dans d’autres territoires où il pourrait difficilement vendre ses droits. CFI est partenaire du Louma, festival du documentaire africain, qui se tiendra au Sénégal du 2 au 9 juillet prochain.
Cette rencontre professionnelle fédérera de nombreux producteurs indépendants et également de nombreux directeurs de programmes de télévisions africaines. En novembre 2009, dans le cadre du SEFOR** , CFI organisera une seconde rencontre de concertation avec l’ensemble des directeurs de programmes des télévisions des pays francophones d’Afrique subsaharienne.

Enfin, jour après jour, nous recevons des producteurs et les aidons à développer leurs projets.

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*ORTM - Mali ; RTI - Côte d’Ivoire ; CRTV / Canal 2/ STV - Cameroun ;  RTG1 - Gabon ; TVT - Tchad
** Le SEFOR (SEminaire FORmation) est un rendez-vous organisé chaque année en Afrique par le CIRTEF (Conseil International des Radios Télévisions d’Expression Française). Cette rencontre réunit les médias d’expressions françaises du Sud. A chaque édition, en marge du SEFOR, CFI réunit les directeurs de programmes des télévisions africaines francophones.