Industrie audiovisuelle africaine 07/05/2009

Développer l’industrie audiovisuelle africaine

Pour favoriser le développement de l’industrie audiovisuelle en Afrique, CFI s’engage sur plusieurs fronts : en soutenant les meilleures productions du continent, en organisant des rencontres professionnelles ou encore en encourageant les coproductions et les échanges régionaux. Offrir des images d’Afrique aux téléspectateurs africains est un défi auquel CFI s’efforce de répondre concrètement.

Circulation des œuvres africaines : débattre et créer des synergies

Afin de sensibiliser ses télévisions partenaires aux problématiques de la circulation des œuvres et de leurs débouchés économiques, CFI a organisé le 2 mars 2009, une table ronde sur ce thème pendant la 21e édition du Fespaco. Catherine Tasca, vice-présidente du Sénat, a conduit et animé cet échange entre professionnels du Sud et du Nord. Étaient réunis la réalisatrice burkinabé Aminata Diallo Glez, la responsable d’Arte Éditions Adrienne Frejacques, le directeur général de l’ORTB (Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin) et président de l’UAR (Union Africaine des Radiodiffuseurs), Julien Akpaki ainsi que le cinéaste gabonais Charles Mensah.

Favoriser les coproductions et les échanges régionaux

Pour installer une industrie de l’image en Afrique, CFI est convaincu de la nécessité de rapprocher les télévisions afin qu’elles conçoivent et financent ensemble des programmes. Ces mécanismes d’échanges et de coproductions au niveau régional permettent de viser un marché plus large. Le succès de séries télévisées au niveau sous-régional, comme Kadie Jolie ou Super Flics plus récemment montre que ces programmes peuvent à la fois séduire le public et être rentables.

La direction Afrique de CFI consacre plus de 50 % de son budget des acquisitions de programmes 2009 au soutien de la production africaine.
Ces investissements, en progression continue depuis plusieurs années, permettent aux partenaires africains de proposer à leur public un volume croissant de programmes en adéquation avec leur réalité locale. De plus, afin de favoriser un cercle vertueux entre les chaînes et les producteurs locaux, CFI exclut désormais systématiquement le pays d’origine du producteur / réalisateur dans les contrats d’achats de programmes. L’intérêt est de favoriser un échange commercial entre les parties et d’encourager le financement de la création africaine.