Politique des programmes 22/12/2010

Les bénéficiaires de CFI en Afrique anglophone réunis pour la première fois

Pour la première fois, CFI a réuni ses partenaires d’Afrique anglophone à Nairobi en octobre 2010. Guillaume Pierre, directeur Afrique, nous explique les orientations stratégiques de CFI pour l’Afrique anglophone.

Comment s’oriente la coopération de CFI avec les partenaires d’Afrique anglophone ?

L’Afrique anglophone représente au moins la moitié de la population du continent. C’est une zone qui souhaite diversifier ses partenariats, elle s’intéresse aux propositions françaises. Cette situation est donc propice à une action forte de CFI auprès des médias d’Afrique anglophone. CFI développe ainsi avec ces partenaires des actions de plus en plus importantes en faveur de la fourniture de programmes, de l’assistance technique et de la formation.

Concrètement, comment s’organise vos actions auprès de ces partenaires ?

Pour la première fois, CFI a organisé un séminaire de programmes pour les partenaires anglophones, soit une vingtaine de chaînes publiques. Pendant ces deux jours de réunion, les participants ont marqué un vif intérêt pour les documentaires liés aux thèmes de l’éducation, de l’environnement et de la santé. Les programmes jeunesses sont aussi plébiscités. Concernant les programmes africains, les partenaires sont intéressés par des productions d’Afrique de l’Ouest sous-titrés.
Ils attendent aussi de CFI un soutien à la production d’Afrique anglophone.

Pour les actions de formation, CFI vient d’enclencher un plan d’appui aux archives pour trois pays d’Afrique de l’Est : le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. D’autres actions sont à l’étude pour la Zambie, le Zimbabwe et l’Éthiopie.

L’objectif de CFI est de réaliser au moins un tiers de ses actions de coopération sur le continent en direction des télévisions anglophones.

Pour conclure, quels ont été les actions fortes de CFI en 2010 pour les partenaires anglophones ?

Lors de ce premier séminaire réunissant les télévisions anglophones, CFI a proposé une nouvelle convention. La fourniture de programmes ne sera plus gratuite, mais fera l’objet d’un abonnement forfaitaire à partir de janvier 2011.

On ne peut pas parler de 2010 sans mentionner la Coupe du Monde. 64 matches ont été proposés et repris. Les commentaires ont été réalisés en trois langues. Les publics d’Afrique anglophone ont pu retrouver des commentateurs kenyans, namibiens ou ghanéens, ainsi qu’un magazine spécifique en anglais, sur l’Afrique dans la Coupe du Monde. Le succès a été énorme. De manière générale, les partenaires anglophones sont très demandeurs de programmes sportifs.