Coupe du monde de football 2010 - Le témoignage des journalistes
Questions à Jacques OKOUMASSOUN de l’ORTB (Bénin), Prince ANNANG de Metro TV (Ghana) et Joao CHIVALE de TVM (Mozambique) lors des stages de préparation (2009-2010).
1. Etes-vous satisfait du cursus de perfectionnement au journalisme sportif que vous avez suivi avec CFI ?
(P. Annang) Nous avons beaucoup appris au cours de ces formations, notamment en ce qui concerne les standards internationaux du commentaire de matchs. La 1e session, en novembre 2009, a porté sur les bases du commentaire sportif, dans le cadre de la Ligue 1 de Football, et cela nous a donné une large idée du travail de commentateur. La session que nous venons de terminer était davantage orientée sur la préparation de la Coupe du monde de football, avec des cas pratiques, comme lors du match PSG/OM ou du match France/Espagne où nous avons pu nous entraîner au commentaire en direct.
(T. J. Okoumassun) Pour moi, c’est en novembre 2009, lorsque nous avons commenté la Coupe du monde des moins de 17 ans, que j’ai pu mesurer les effets positifs de cette formation. J’ai eu la chance de faire une école de journalisme, mais ces ateliers m’ont permis d’acquérir de vrais réflexes professionnels en travaillant sur des cas pratiques. En ce sens, cette formation a été une réelle plus-value pour nous.
2. Quels aspects concrets de votre travail cette formation a-t-elle changé ?
(J. Chivale) J’avais déjà fait du commentaire de matchs de football, pour nos équipes nationales, mais sans utiliser les règles internationales. Durant cette formation, j’ai appris aussi comment les deux commentateurs peuvent se compléter, ce qui était très intéressant.
(P. Annang) Certaines choses ont changé pour moi. J’ai appris à mieux équilibrer mes commentaires, à mieux utiliser les statistiques sur les différentes équipes ainsi que les informations sur les joueurs, les équipes ou les entraîneurs. Je comprends mieux maintenant ce qu’on attend d’un commentateur sportif.
3. Avez-vous échangé vos expériences entre stagiaires ?
(P. Annang) Bien sûr. Nous venions tous d’horizons et de pays différents, donc nous avions tous des manières différentes de commenter des matches. Cela nous a permis de partager nos expériences et d’échanger nos idées, notamment entre pays francophones, anglophones et lusophones.
(T. J. Okoumassun) Je suis très satisfait des échanges que nous avons eus entre journalistes. Il y a eu une vraie émulation entre nous car nous n’avions pas eu l’occasion de nous rencontrer avant. Cette formation était très enrichissante aussi sur ce plan.
4. Vous sentez-vous à présent mieux préparé pour couvrir la Coupe du monde de football 2010 ? Ressentez-vous une pression particulière à couvrir un tel événement pour tout le continent africain ?
(J. Chivale) Je ne ressens pas une pression particulière. C’est une grande responsabilité qui nous est confiée et je serai fier de partager ce moment avec les téléspectateurs africains.
(T. J. Okoumassun) Je pense que nous sommes dans une bonne dynamique, qui va nous permettre d’être opérationnels pour la prochaine Coupe du monde. On n’est jamais complètement prêt, mais CFI nous a accompagnés sur le plan pédagogique et nous a donné tous les outils nécessaires pour appréhender cet événement dans de très bonnes conditions. La plupart d’entre nous n’a jamais couvert une coupe du monde et c’est une très grande opportunité que nous offre CFI. Pour la première fois, de jeunes journalistes Africains vont faire partager à d’autres Africains des moments de sport exceptionnel. En commentant ces matchs de football, nous allons pouvoir faire vivre notre passion et la transmettre à d’autres personnes, devant leur poste de télévision. Ce ne sera que du bonheur !
TV associée(s) : Televisao de Mocambique - TVM - Office de Radiodiffusion et télévision du Bénin – ORTB
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