Biennale africaine de la photographie, Bamako 2011 - Portrait de Fatoumata Coulibaly, réalisatrice à l’ORTM
Fatoumata Coulibaly, réalisatrice à la télévision publique malienne (ORTM) a participé à la formation CFI dédiée à la production de portraits de photographes africains.
À travers cette interview, Fatoumata nous explique son parcours.
Elle revient aussi sur son aventure avec Fatoumata Diabaté, photographe de renom, présente à la dernière biennale de Bamako.
1- Quel a été votre parcours ?
Je suis autodidacte. J’ai d’abord été animatrice radio et tv. J’ai ensuite suivi deux formations pour apprendre les techniques d’écriture de scénario. La première à l’INA, et la seconde à l’école internationale de Bordeaux.
En 1998, j’ai fait un stage avec Cheik Oumar Sissoko. J’ai ensuite écrit mon premier court métrage « enfant de la rue », qui a reçu le grand prix de la coopération française en 1999 au Fespaco. La même année, et toujours pour le même programme, j’ai reçu le prix de « l’encouragement d’images féminines » au festival Vues d’Afrique à Montréal. Je me suis aussi engagée dans la formation de femmes réalisatrices d’Afrique francophone. J’ai aussi réalisé une série pour la télévision et la radio, intitulée « femmes battantes ».
Aujourd’hui, je suis réalisatrice pour des programmes fictions et documentaires à la télévision malienne.
2- Vous avez réalisé le portrait de Fatoumata Diabaté. Comment avez vous réalisé ce portrait ?
Le tournage a duré 5 jours et j’ai travaillé avec un caméraman. Il n’y a pas eu de difficulté particulière, car la photographe était disponible au moment du tournage. Le contact avec Fatoumata Diabate a été assez facile, elle habitait dans le quartier de mon père. Nous sommes retournés avec elle dans son ancienne école. C’est sa tante qui l’a amené dans une école de photographe. Vous découvrirez cela dans son portrait, je viens de finir le montage.
Je suis satisfaite du résultat, tout ce que je voulais faire ressortir apparaît dans ce biopic.
3- Quels sont vos projets ?
Des sujets me tiennent à cœur, comme l’immigration. Je voudrais faire une fiction sur ce thème, pour en expliquer les causes. Il est déjà écrit.
Envoyer
Partager
Imprimer