Medias pour le développement 02/05/2011

Sensibiliser les journalistes libanais aux Objectifs du Millénaire

CFI s’est associé à la Fondation AFP et au PNUD Liban (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour lancer auprès des médias libanais un programme ambitieux baptisé "Medias pour le développement".

Ce projet vise à sensibiliser les journalistes aux questions liées aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en organisant notamment des ateliers de formation.
Il a été lancé officiellement le 12 avril 2011 en présence d’Etienne Fiatte, Directeur général de CFI, du Ministre de l’Information libanais Tarek Mitri, d’Emmanuel Hoog, Président directeur général de l’Agence France-Presse, de Robert Watkins, coordonnateur du PNUD au Liban et de Denis Pietton, Ambassadeur de France au Liban.

Six ateliers sont prévus en 2011 et trois en 2012. Ils mettront l’accent sur une pédagogie très pratique, associant le transfert d’expertise entre professionnels et la production de contenus. La première session, animée par Agnès Levallois, s’est tenue du 13 au 15 avril. 30 journalistes, issus de 21 médias libanais, dont 4 télévisions (LBC, MTV, El Manar et New TV), y ont participé.

3 questions à Agnès Levallois, rédactrice en chef

 

Quel était l’objectif de votre mission au Liban ?
 Notre objectif était de faire travailler ensemble des journalistes libanais, tout en les sensibilisant aux questions de développement et d’environnement définies notamment dans les Objectifs du Millénaire.

Comment s’est organisée cette mission sur place ?
 Dans le programme initial, il y avait deux groupes, l’un avec des journalistes TV et l’autre avec des journalistes radio et presse écrite.
Après en avoir discuté avec l’AFP et le PNUD, nous avons finalement décidé de faire travailler l’ensemble des journalistes au sein d’équipes mixtes. L’idée, c’était de chercher à créer une communauté journalistique, en créant des liens entre des journalistes issus de médias différents.

Quelles étaient les attentes des journalistes ?
 Les profils des journalistes étaient assez variés et leurs attentes également. Ils n’avaient pas non plus la même sensibilité aux questions de développement et d’environnement. Certains journalistes, plus expérimentés, étaient plutôt venus pour confronter des idées. Alors que d’autres, plus jeunes, ayant moins d’ancienneté dans la profession, souhaitaient acquérir une formation plus technique sur les pratiques journalistiques.
Cependant, tous ont eu un réel intérêt à travailler ensemble. Ils se sont beaucoup impliqués et le bilan de cette session de formation est très positif. Une autre mission est déjà prévue en juin pour poursuivre ce travail et approfondir notamment le traitement des sujets.