FOCUS N° 17 / NOVEMBRE 2008
CFI relance ses études d’audience
De décembre 2007 à juillet 2008, CFI a lancé une série d’études d’audience dans 13 villes africaines : Douala, Bamako, Abidjan, Dakar, Niamey, Maradi, Zinder, Ouagadougou, Bobodioulasso, Cotonou, Parakou, Abomey/Bohicon et Kinshasa. Cette activité ancienne à CFI a connu un véritable renouveau à la faveur du plan images Afrique et du fonds d’appui aux télévisions du ministère des Affaire étrangères et européennes (MAEE), mais aussi grâce à un nouveau mécanisme de co-souscription proposé par la TNS-SOFRES. Ce club de souscripteurs que l’on nomme désormais Africascope, regroupe aux côtés de CFI 4 autres membres fondateurs : TV5monde, France Télévisions Publicité Internationale, Canal + Horizon et RFI.
Ces études quantitatives ont pour objet de mesurer et qualifier l’audience des médias radio et télévision locaux, nationaux et internationaux auprès de la population âgée de 15 ans et plus, résidant dans ces grandes villes ou capitales.
Elles permettent ainsi d’avoir des éléments chiffrés sur la notoriété spontanée et assistée des médias locaux et internationaux, mais aussi de qualifier cette audience en fonction d’un certain nombre de caractéristiques sociodémographiques et d’équipement. Elles donnent des éléments sur les équipements et les niveaux de réception des différentes stations de radio et de télévision, sur l’audience veille des stations de radio et TV en cumulé et ¼ d’heure par ¼ d’heure, ainsi que sur la durée d’écoute par station.
La méthode utilisée est celle des quotas. Éprouvée depuis plus de 25 ans, cette dernière permet de reconstituer, grâce aux dernières données démographiques disponibles dans chacun des pays, un échantillon représentatif de la population (environ 800 à 1 000 personnes) selon des critères de sexe, d’âge, de niveau d’instruction, de profession et de pouvoir d’achat. Chaque entretien se déroule ainsi en face à face, au domicile des personnes interrogées. Il doit être mené dans la langue la mieux maîtrisée par le répondant. Une équipe d’enquêteurs locaux est donc formée pendant plusieurs jours et contrôlée par un responsable technique et des chefs de groupe. Le terrain dure une semaine correspondant généralement à une période de référence, ce qui permet ainsi d’obtenir une photographie à un instant donné du comportement de l’audience. Les données recueillies sont alors traitées par des instituts français avec des logiciels statistiques.
Les résultats sont disponibles environ 2 mois plus tard : CFI compile alors ces chiffres et pourcentages et les met à la disposition des télévisions partenaires. Aux yeux des diffuseurs, ces études doivent en effet constituer l’outil marketing de base pour négocier leurs tarifs publicitaires auprès des agences et des annonceurs, mais aussi un outil de pilotage pour la programmation et l’antenne. Elles donnent surtout une référence fiable dans un contexte où les instituts locaux réellement professionnels peinent encore à émerger.
Couplées à des missions de conseil sur l’approvisionnement de la grille ou sur la stratégie commerciale d’une chaîne, ces restitutions d’études trouvent ainsi toute leur place dans les missions de CFI.