Évaluation du projet Open Data Médias 2

4 février 2020

Entre août 2017 et décembre 2018, CFI a formé une vingtaine de journalistes et membres d'OSC d'Afrique francophone, spécialisés dans l'usage citoyen des nouvelles technologies, à l'utilisation des outils pour exploiter les données ouvertes, notamment à des fins journalistiques.

Après sa clôture, l'évaluation de ce projet a été réalisée par le cabinet externe NomadGreen.
Voici la synthèse des résultats.

Open Data Médias 2 trouve son origine dans la continuité d'Open Data Médias. Un projet court, mené de septembre à décembre 2016, pour participer au développement d'une compétence citoyenne, afin de faire de l'open data un outil de suivi des politiques publiques. Après une formation aux données ouvertes, ses bénéficiaires avaient participé à des masterclass, un hackathon et au Sommet du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) à Paris en décembre 2016.
Open Data Médias avait marqué les esprits par sa bonne adéquation aux problématiques soulevées par les principes de gouvernance ouverte et par l'écho favorable qu'il avait reçu lors de ce sommet notamment. Prolonger ce projet et le développer avec un autre plus conséquent et plus long s'est naturellement imposé à CFI.

Une approche complète, des formations techniques et de haut niveau

Open Data Médias 2 s'inscrit dans la continuité de projets déjà initiés par CFI en Afrique dans le domaine des médias en ligne et de l'innovation numérique (Afrique Innovation, Naila, Connexions Citoyennes…) ainsi qu'avec ceux engagés dans le domaine de la citoyenneté et de la promotion de la participation citoyenne aux débats publics.

L'agence a amené cet ambitieux projet Une approche complète et inédite pendant 17 mois, d'août 2017 à décembre 2018, en formant 19 personnes de 13 pays d'Afrique francophone subsaharienne. CFI a privilégié une approche complète et inédite de la problématique des données ouvertes en proposant des formations très diverses, relativement techniques et de haut niveau.
Doté d'un budget de 410 000 €, ce projet a été financé sur fonds propres, preuve de l'importance que l'agence lui accorde.

Open Data Médias 2 doit être considéré comme une pierre supplémentaire à l'édifice construit depuis 2016 par CFI autour des données ouvertes. La capacité de l'open data à favoriser la participation des populations aux débats sur les politiques publiques n'est plus à prouver. Les actions de CFI en la matière trouvent ainsi toute leur justification, toute leur pertinence. Elles se succèdent et se complètent pour permettre à de jeunes personnes volontaires et militantes de devenir de vrais professionnels de la donnée ouverte. Des professionnels à même de produire des plaidoyers ayant un impact et susceptibles de faire bouger les lignes de leur société vers plus de démocratie, de transparence et une meilleure gouvernance.

Une communauté de professionnels de la donnée ouverte créée

Open Data Médias 2 a ainsi mis à disposition des participants une vaste palette d'outils pour pouvoir trouver, identifier et exploiter des données en vue de produire ces plaidoyers. Mettre davantage l'accent sur la production de plaidoyerUn catalogue des techniques indispensables, enseignées dans des formations longues durées, pour pouvoir maîtriser une discipline parfois ardue et qui requière une certaine agilité technique.
Le projet a eu un impact certain et CFI peut se prévaloir désormais d'avoir créé une vraie communauté de professionnels des données ouvertes qui, à défaut d'être pleinement aguerris, sont clairement identifiés par les médias comme spécialistes. Leur participation à de nombreuses formations et conférences, à un niveau national et international, prouve combien ils sont devenus, en peu de temps, des référents en matière de données ouvertes.

Open Data Médias est innovant et évolutif au fur et à mesure de ses éditions. Sa deuxième édition, n'est pas encore parfaite. Des correctifs doivent être faits pour permettre aux prochaines éditions d'être plus performantes et efficaces. Des améliorations pourraient porter sur le cursus du projet, sa coordination et sur son calendrier, pour lui donner une orientation plus concrète et moins théorique.
Un futur projet pourrait aussi mettre davantage l'accent sur la production de plaidoyer, un vrai manque constaté et réclamé par les médias et les ONG.