Les civic tech en Afrique : Kenya

11 décembre 2018

Cette fiche propose une présentation synthétique de la civic tech au Kenya.

Connectivité
La pénétration d'internet au Kenya est estimée à 26% en 2016, selon l' UIT. En matière de couverture 3G/4G, le Kenya fait figure de pionnier en Afrique avec 40% de la population adulte ayant un accès au moins occasionnel à l'internet, selon les chiffres Pew Research. L'internet mobile y serait par ailleurs plus rapide qu'aux États-Unis.

Politique nationale
Le parlement a adopté en 2014 un cadre législatif de la politique numérique et des TIC. La Commission des droits de l'homme du Kenya reconnaît le lien entre l'utilisation d'internet et la liberté. En 2016, la loi sur l'accès à l'information a un impact positif sur la prise en compte des projets civic tech par les institutions étatiques.

Liberté d'expression
Selon l' édition 2017 du Rapport Freedom House sur la liberté d'internet au Kenya, le pays occupe la 29ème place à l'échelle mondiale mais des progrès importants restent à accomplir. Plusieurs blogueurs et utilisateurs de médias sociaux kenyans ont été arrêtés ou interrogés ces derniers mois pour des propos critiques tenus en ligne, ce qui atteste d'une tendance alarmante en matière de liberté d'expression.

Histoire et développement des civic tech au Kenya
Les premières initiatives civic tech sont apparues avant même que le vocable civic tech ne soit forgé. Plusieurs de ces initiatives sont aujourd'hui à un stade de maturité avancé, notamment Ushahidi – né en 2008 dans les soubresauts violents de la crise post-électorale – ou encore Mzalendo (« patriote » en swahili), qui se donne depuis 2005 pour mission de « garder un œil sur le parlement kenyan ».
Le Kenya a adopté plusieurs instruments réglementaires qui donnent une place aux projets utilisant les nouvelles technologies pour favoriser la participation publique, l'amélioration de la démocratie et le respect des règles de transparence.

Un pays pionnier et des civic tech en quête d'autonomisation
Si le Kenya fait aujourd'hui figure de pays pionnier en Afrique dans de multiples dimensions du numérique, il le doit à différents éléments : une connexion de qualité, un cadre juridique et réglementaire favorable, un niveau de formation universitaire de qualité, et sans doute l'existence d'un flux d'échanges importants, avec les États-Unis notamment (implantation de grandes entreprises américaines, échanges universitaires denses entre les deux pays), etc. Ce développement dans le domaine du numérique a permis l'émergence d'une communauté active et importante.

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